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Biotech entre heurts et malheurs Neovacs prend une nouvelle dimension Cerep s'implante en Chine Topotarget prévoit de réduire ses pertes en 2009 ESBATech progresse avec son anti-TNF en ophtalmologie Premiers criblages sur cellules souches à l'I-Stem L'AFM finance l'étude pivot d'un médicament orphelin de Trophos Biovitrum et Karolinska Development s'associent contre la leucémie GSK s'attaque à l'amyloidose Création du Merck Serono Ventures Nouveau milestone pour Flamel Nouveau sur le site de BioPharmaceutiques De nouvelles fonctions sont maintenant disponibles sur le site de BioPharmaceutiques afin de vous faciliter la recherche parmi l’ensemble des accords européens recensés dans nos tableaux synoptiques. A l’image du tableau sur les essais cliniques où les recherches peuvent s’effectuer par phase (I, II, IIa, IIb, III), par laboratoire, par produit, par pathologie ou par état (lancement ou résultat), nous vous proposons dorénavant la possibilité de sélectionner les accords par type : R&D, licence, production, commercialisation/ distribution, marketing/ promotion. Rendez vous sur : http://www.biopharmaceutiques.com/fr/tables/agreements/ Editorial
Comment va évoluer le paysage de la biotech en cette année où la morosité le dispute trop souvent au pessimisme sur la majorité des places boursières ? Si la question brûle les lèvres de nombreux acteurs du secteur, les réponses semblent pourtant bien difficiles à trouver, sinon à vouloir jouer les pythies, avec tous les risques d'erreurs que cela implique. En d'autres termes, les symptômes cliniques ont été identifiés, le diagnostic est posé, mais quel médicament, ou plutôt quels traitements appliquer ? Car comme pour la majorité des maladies, le remède unique n'existe pas et le traitement curateur nécessitera probablement le recours à une conjugaison de solutions faisant intervenir l'ensemble des acteurs http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
intervenant dans la chaîne de la santé. L'actualité présentée cette semaine nous en montre quelques exemples qui ont déjà fait leurs preuves, qu'il s'agisse des subventions accordées par des associations de patients pour le développement de nouveaux médicaments, à l'instar de l'AFM avec Trophos, ou de la mise en place de fonds de capital-risque dédiés par les big pharma, à l'image du Merck Serono Ventures tout nouvellement lancé sur les fonts baptismaux. Industriels et Partenaires
Parler d'une période difficile pour l'économie et notamment pour les sociétés de biotech fait plus que figure aujourd'hui d'un doux euphémisme. Restructurations, réductions drastiques des dépenses voire projets de cession sont devenus d'actualité pour plusieurs biotech européennes. Du côté de la Suisse, c'est Arpida qui affronte la tourmente depuis le refus de la FDA en janvier d'autoriser son antibiotique iclaprim. La demande de l'agence américaine, qui a requis de nouvelles données cliniques sur son efficacité, l'avait déjà engagée vers une réorganisation drastique de ses activités et une restriction sévère de ses coûts. Maintenant, le retard pris aux Etats-Unis dans le processus règlementaire de l'iclaprim pourrait même lui être fatal. Arpida, qui dispose d'une trésorerie de 38,7 millions de francs suisses (25,4 millions d'euros) au 31 décembre 2008, a annoncé « étudier toutes les options possibles pour son avenir », depuis la fusion avec un partenaire, la vente d'iclaprim et des actifs associés jusqu'à la cession pure et simple. Les différentes solutions seront présentées à la prochaine assemblée générale le 7 mai et les actionnaires d'Arpida seront alors invités à définir celle qu'ils veulent voir retenue. Déboires cliniques. Autre société suisse fragilisée, Cytos Biotechnology est en train de réduire la voilure après les résultats décevants enregistrés avec un de ses produits phares, CYT006-AngQb. Mis au point pour induire une réponse du système immunitaire contre l'angiotensine II, ce vaccin thérapeutique est candidat au traitement de l'hypertension. Si une première étude de phase I/IIa a montré l'existence d'une réponse anticorps dose-dépendante et réversible (durée de demi-vie d'environ quatre mois) et des réductions de la pression systolique de 5,6 mm de Hg et de la pression diastolique de 2,8 mm Hg, le premier des deux essais de phase II visant à confirmer son efficacité n'a pas atteint son objectif (Voir Tableau Etudes cliniques et BioPharmaceutiques n°57). Dans cette étude qui a utilisé une formulation modifiée et un régime thérapeutique différent, le CYT006-AngQb n'est pas parvenu à induire une réduction significative de la pression ambulatoire. Le titre d'anticorps produits s'est certes avéré plus élevé, mais ceux-ci présentaient une affinité moindre pour l'angiotensine. Une analyse détaillée des données est en cours et Cytos Biotechnology attend maintenant les résultats de sa troisième étude de phase II qui sont prévus pour juillet prochain. D'ici là, le développement du produit a été suspendu et la société a initié un programme d'économies et de restructuration afin de concentrer ses ressources sur ses autres produits dont les résultats de phase II sont prévus sur 2009-2010 (CYT003-QbG10 pour les allergies, CYT004-MelQbG10 pour le mélanome, CYT013-IL1bQb pour le diabète de type 2) et sur ses partenariats avec Novartis et Pfizer (voir Tableau Accords). Les effectifs seront réduits de plus de 42 %, passant de 135 à 57 personnes, tandis que les dépenses initialement évaluées entre 40 à 44 millions de francs suisses cette année seront limités à 36 millions de francs suisses (23,6 millions d'euros) pour 2009 et à environ 25 millions de francs suisses (16,4 millions d'euros) en 2010. Enfin, autre société actuellement à la peine après les embûches rencontrées par son produit phare, le sartraplatine, l'allemand GPC Biotech a opté le mois dernier pour une fusion avec l'américain Agennix (voir BioPharmaceutiques n°96). A l'occasion de la présentation de ses résultats 2008 en recul de 31 %, à 12,4 millions d'euros, GPC Biotech, qui avait déjà mené des plans de restructuration en 2007 et en 2008, a annoncé une nouvelle réduction de ses effectifs (voir BioPharmaceutiques n°43 et 74). Son site américain de Princeton ne comptera plus que 31 employés au lieu de 39. Ses installations de Münich (Allemagne) maintiennent leurs effectifs de 11 personnes. http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
Tout comme pour son compatriote Innate Pharma, l'année 2009 promet d'être une année charnière pour le français Neovacs (voir BioPharmaceutiques n°99). A quelques jours d'intervalle, la société vient d'obtenir deux gages marquants de l'intérêt de sa technologie Kinoid® pour la mise au point de vaccins thérapeutiques contre les cytokines humaines. IFN alpha Kinoid® dans PNAS. L'approche d'immunisation active par son IFN alpha Kinoid® vient ainsi de faire l'objet d'une publication avancée dans la revue scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA) (1). Les travaux menés sur un modèle de lupus érythémateux disseminé létal chez la souris montrent que l'administration de l'IFN alpha Kinoid® permet de retarder ou de prévenir les manifestations de cette maladie autoimmune telles que protéinurie, lésions histologiques et surtout la mort des animaux. « La moitié des souris traitées par l'IFN alpha Kinoid® survit. Cette survie dépend des titres d'anticorps observés, mais surtout, précise Guy-Charles Fanneau de la Horie, directeur général de Neovacs, la moitié des souris survivantes ne présentaient plus de lésions rénales et avaient recouvré des fonctions rénales normales ». Cette étude montre aussi que la réponse immunitaire induite est une réponse humorale, avec immunoglobulines G, et non une réponse cellulaire. « Neovacs mène maintenant les études de toxicologie règlementaires et planifie l'entrée de l'IFN alpha Kinoid® en phase I/II d'ici la fin de l'année », ajoute son directeur. TNF alpha Kinoid® retenu par Thomson Reuters. La deuxième reconnaissance reçue par la société émane de Thomson Reuters, groupe d'information professionnelle et financière. Alors que les experts de sa branche Thomson Pharma réalisent périodiquement sur la base des informations scientifiques et industrielles publiques des classements des produits dotés d'un fort potentiel, ceux-ci viennent de classer le TNF-alpha Kinoid® de Neovacs à la première place parmi les médicaments les plus prometteurs entrant en phase II. Actuellement en cours de phase I/II chez des patients atteints de la maladie de Crohn, ce produit est au coeur du projet Tracker pour lequel Neovacs et son partenaire BioMedical Diagnostics ont obtenu à l'automne dernier une contribution d'OSEO d'un montant de 7,9 millions d'euros (voir BioPharmaceutiques n°80). « Nous envisageons maintenant d'initier une étude de phase II/III d'ici la fin de l'année chez 200 à 250 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et devenus résistants aux anti-TNF alpha, explique son directeur. Avec deux produits en clinique cette année et les résultats de notre étude de phase I/II avec TNF-alpha Kinoid® attendus dans les trois mois à venir, Neovacs est sur le point d'obtenir la validation de son approche et de pouvoir démontrer qu'elle constitue une alternative tout à fait crédible aux anticorps monoclonaux ». (1) IFN alpha kinoid vaccine-induced neutralizing antibodies prevent clinical manifestations in a lupus flate murine model. Daniel Zagury et al. PNAS. Published online before print March http://www.pnas.org/content/early/2009/03/10/0900615106.full.pdf . L'IFN alpha Kinoid® est un complexe immunogène combinant l'interféron alpha humain à une protéine porteuse, la protéine KLH (Keyhole limpet hemocyanin). Puisque l'industrie pharmaceutique prévoit d'investir massivement en R&D sur les marchés émergents, et en particulier en Chine, Cerep, qui fête cette année ses vingt ans d'existence, a décidé de prendre le même chemin. Prestataire de services spécialisé dans le profilage des médicaments, l'entreprise française veut se mesurer à la concurrence chinoise naissante sur son propre terrain, en installant un laboratoire de criblage et de profilage dans la région de Shanghai. Cette installation emploiera au maximum une quinzaine de personnes et devrait être opérationnelle au quatrième trimestre 2009. Le pdg de Cerep, Thierry Jean, a précisé que cette stratégie répondait à une demande des big pharma clientes de la société, dont plusieurs sont déjà implantées en Chine. Cette logique de « satellite » est déjà en oeuvre aux Etats-Unis, où la société transfère actuellement une http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
partie du savoir-faire en criblage et profilage pharmacologique de son laboratoire de Poitiers (France) vers son laboratoire de Seattle, afin de réduire pour ses clients les contraintes d'un transport de composés de part et d'autre de l'Atlantique (voir BioPharmaceutiques n°60). Recentrage achevé. La société, qui était parvenue à céder à Sanofi-Aventis son programme dans le traitement du diabète de type 2 et à Théa ses antagonistes du récepteur LFA-1, a finalement renoncé à chercher un repreneur pour son programme en oncologie (voir BioPharmaceutiques n°91). Selon Cerep, plusieurs compagnies avaient témoigné de leur intérêt pour ce programme, mais toutes avaient requis des informations complémentaires, y compris des données cliniques. Cette décision se traduit par une baisse de 4,87 millions d'euros du résultat net de l'ensemble des activités abandonnées et cédées. Au 31 décembre 2008, le résultat correspond à une perte nette de 4,06 millions d'euros. Bilan : le groupe affiche pour 2008 un résultat net global déficitaire de 2,15 millions d'euros, contre un bénéfice de 9,16 millions d'euros en 2007. Le chiffre d'affaires lié à ses activités de service, atteignant 30,8 millions d'euros en 2008, s'inscrit en baisse de 1,7 % par rapport à 2007. Si la société a augmenté le nombre de ses clients - 466 en 2008 - le gel de certains budgets de sous-traitance dans l'industrie pharmaceutique a pesé sur le résultat. Cerep prévoit de déployer davantage ses efforts commerciaux en direction des petites sociétés biotechs. Jugeant l'avenir difficilement lisible, la société se refuse à toute prévision pour l'année 2009, se bornant à indiquer qu'elle n'envisageait pas de croissance de ses revenus. Elle espère néanmoins continuer à accroître le nombre de ses clients et conclure une douzaine de contrats de prestation de consulting via sa base de données BioPrint®, qui permet d'anticiper les effets indésirables et la toxicité de candidats médicaments à partir de l'interprétation de données de profilage in vitro. Topotarget prévoit de réduire ses pertes en 2009 Après avoir annoncé le mois dernier le doublement des ventes de son premier produit Savene®/Totect® (desrazoxane - inhibiteur de la topoisomérase II), TopoTarget a publié la semaine dernière l'ensemble de ses résultats pour l'année 2008 (voir BioPharmaceutiques n°99). Les pertes avant impôt s'affichent en très légère baisse (-0,7 %), à 212,6 millions de couronnes danoises (28,5 millions d'euros), et sont conformes aux prévisions. Au vu de l'ampleur des opérations menées en 2008, la direction de la compagnie danoise estime que ce résultat peut être considéré comme satisfaisant. Comme prévu, la société a débuté fin 2008 le recrutement des patients dans son étude pivot avec le produit le plus avancé de son portefeuille clinique, le bélinostat (inhibiteur de l'histone déacétylase), dans le traitement du lymphome périphérique à cellules T, après avoir obtenu en septembre dernier le feu vert de la FDA dans le cadre d'une procédure d'évaluation de protocole spéciale (voir BioPharmaceutiques n°76). L'essai se déroulera principalement en Amérique du Nord et en Europe. TopoTarget a récemment présenté des données préliminaires portant sur les 53 patients traités avec son produit dans le cadre d'un essai de phase II dans les lymphomes à cellules T, données venant renforcer les premiers résultats publiés en juin dernier (voir Tableau Etudes cliniques). Dix-huit études cliniques sont actuellement en cours avec le bélinostat dans diverses indications de tumeurs solides ou hématologiques, dont plus de la moitié sont financées par le National Cancer Institute américain. Un an de trésorerie. Les coûts du développement du produit ont eu un impact plus important que prévu sur la trésorerie et les dépenses de R&D de TopoTarget, la société ayant récupéré l'intégralité des droits sur le bélinostat suite au désistement de son partenaire américain CuraGen au printemps dernier (voir BioPharmaceutiques n°64). Pour faire face à ces surcoûts et anticiper les conséquences de la crise financière, la compagnie a engagé en 2008 une restructuration qui a conduit à la suppression de 60 % de ses effectifs. Grâce aux économies générées et à la poursuite espérée de la croissance des ventes de Savene®/Totect®, TopoTarget prévoit une forte réduction de ses pertes avant impôt, qui devraient s'établir en 2009 dans une fourchette de 120 à 140 millions de couronnes danoises (15 à 18 millions d'euros). Avec 108 millions de couronnes danoises (14,5 millions d'euros) de trésorerie au 31 décembre 2008, la société ne dispose guère plus que d'un an de visibilité pour le financement de ses activités, qui se concentreront sur le développement du bélinostat. La signature d'un nouvel accord de partenariat pour poursuivre ce développement en 2010 et au-delà constitue plus que jamais une nécessité urgente. http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
ESBATech progresse avec son anti-TNF en ophtalmologie La société suisse ESBATech a démarré très fort l'année 2009 en initiant trois essais cliniques au cours du premier trimestre avec son produit le plus avancé, ESBA105. Spin-out de l'université de Zurich, la compagnie développe des fragments d'anticorps humains à une seule chaîne, issus de sa plate-forme de criblage Imuna®. Son produit leader, un fragment d'anticorps recombinant humain dirigé contre le TNF alpha (facteur de nécrose tumorale) et administrable par instillation de gouttes dans l'oeil, est actuellement développé dans trois indications, dont deux en ophtalmologie. Depuis début février, ESBA105 fait l'objet d'un essai monocentrique de phase I/II conduit en Suisse chez des patients devant subir un traitement chirurgical de la cataracte. Fin février, la société a initié en Allemagne une étude multicentrique de phase IIa dans le traitement de l'uvéite antérieure aiguë (inflammation oculaire au niveau de l'iris ou du corps ciliaire). Nouveaux résultats chez le singe. Enfin, c'est dans une troisième indication ophtalmologique, la néovascularisation choroidale, qu'ESBATech a présenté cette semaine des résultats précliniques (1). Dans cette indication qui se caractérise par un développement anormal des vaisseaux sanguins sous la partie centrale de la rétine constituant la manifestation principale de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) exsudative, les traitements actuellement disponibles ciblent le facteur de croissance vasculaire endothéliale (VEGF). L'étude, réalisée sur un modèle primate, aurait permis de montrer la capacité d'ESBA105, administré par voie topique, à réduire significativement la néovascularisation choroidale, et suggèrerait un rôle important du TNF alpha dans une variété de troubles néovasculaires au niveau de l'oeil. ESBATech n'en néglige pas pour autant la voie anti-VEGF : elle développe un autre fragment d'anticorps monochaîne, ESBA903, dirigé contre ce facteur de croissance. Ce composé présente l'avantage d'être administrable, comme ESBA105, par instillation de gouttes dans l'oeil, alors que les anti-VEGF actuellement sur le marché dans des indications ophtalmologiques doivent, eux, être injectés. Par ailleurs, la société suisse ne se cantonne pas à cette aire thérapeutique et exploite également le potentiel de son produit leader dans une autre indication inflammatoire, l'ostéoarthrite. Une étude multicentrique de phase I/II a débuté en Suisse début janvier pour évaluer ESBA105 dans le traitement de la douleur associée à l'ostéoarthrite du genou. Rappelons qu'ESBATech finance ses activités grâce à une levée de fonds de 23 millions de francs suisses (14 millions d'euros) réalisée en août 2008, complétant un tour de table de série B de 50 millions de francs suisses (31 millions d'euros) clôturé en 2006 (voir Tableau Levées de fonds). (1) Ces résultats ont été présentés lors de la cinquième conférence annuelle Visiongain sur les anticorps monoclonaux à Londres. Premiers criblages sur cellules souches à l'I-Stem En France, l'I-Stem (Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des maladies Monogéniques) vient de réaliser ses premiers criblages thérapeutiques sur des cellules souches embryonnaires humaines pour l'identification de composés actifs sur la forme de myopathie la plus fréquente chez l'adulte, la dystrophie musculaire de type 1. Ce résultat est le fruit de deux séries de travaux menées en parallèle, d'une part la mise au point d'une lignée de cellules souches embryonnaires exploitable pour ce criblage et d'autre part la robotisation des études nécessaires à sa réalisation. Ici, la lignée utilisée est une lignée de cellules souches embryonnaires porteuses de la mutation responsable de cette maladie monogénique. Les travaux de l'I-Stem ont d'abord montré que cette lignée présente les anomalies cellulaires et moléculaires caractéristiques de la pathologie, à savoir la présence d'agrégats d'ARN mutants et de protéines cellulaires, les foci, confirmant qu'elle constitue une source cellulaire pertinente pour ce travail. http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
Criblage HTS et HCS. Elaborée par l'I-Stem en partenariat avec les sociétés Velocity11, Prestwick Chemical et Discngine, la plateforme de criblage à haut débit (HTS) et à haut contenu (HCS) a ainsi permis de tester sur cette lignée une chimiothéque de 1120 molécules « FDA approved » de Prestwick Chemical ainsi que 50 ARN interférents élaborés par les équipes de l'institut. Dans le premier cas, l'objectif visait à identifier des hit potentiels ayant la capacité de détruire les foci. Dans le deuxième, il s'agit plutôt d'identifier les gènes éteints et de parvenir à une meilleure compréhension de la maladie. Actuellement, ce premier criblage a permis d'identifier cinq molécules présentant une activité sur les foci et une analyse affinée a abouti à ne conserver qu'un seul hit potentiel sur lequel les travaux se poursuivent. Alors que ces travaux démontrent la faisabilité de cette approche de criblage, de nouvelles campagnes à plus grande échelle sont prévues cette année, avec d'une part, la poursuite des travaux sur la dystrophie musculaire de type 1, et d'autre part, le lancement d'un programme dédié cette fois à la chorée de Huntington. Médicaments orphelins
L'AFM finance l'étude pivot d'un médicament orphelin de Trophos En cette période de vaches maigres, les coups de pouce des associations sont les bienvenus. Celui que l'Association française contre les myopathies (AFM) vient d'accorder à Trophos se monte à 6,7 millions d'euros pour trois ans, afin de financer la poursuite du développement de l'olesoxime (TRO19622) dans l'amyotrophie spinale. La société française basée à Marseille avait déjà reçu le soutien de l'AFM, qui avait contribué, en 2007, à une levée de fonds de 8,5 millions d'euros destinée à financer le développement de l'olesoxime dans plusieurs indications (voir Tableau Levées de fonds). Si Trophos a finalement renoncé à développer son produit dans la stéato-hépatite non alcoolique et dans la douleur neuropathique d'origine diabétique, elle persévère en revanche dans les neuropathies liées à la chimiothérapie, avec une phase IIa qui a démarré en France en février dernier, et dans deux maladies rares, la sclérose latérale amyotrophique et l'amyotrophie spinale (voir BioPharmaceutiques n°90). Dans ces deux indications, l'olesoxime bénéficie du statut de médicament orphelin en Europe et aux Etats-Unis. C'est seulement il y a quelques semaines que la FDA a accordé ce statut à ce produit dans l'amyotrophie spinale, alors qu'il en bénéficiait déjà depuis 2005 dans l'UE. Une seule étude avant l'AMM ? Molécule dérivée du cholestérol, l'olesoxime, à administration orale, agit via un mécanisme d'action mitochondrial pour favoriser le fonctionnement et la survie des neurones. Les résultats d'une étude de phase Ib, lancée en 2007 et conduite dans quatre centres français, seront présentés en avril prochain à Seattle à l'occasion de la réunion annuelle de l'Académie américaine de neurologie (voir Tableau Etudes cliniques). Le produit s'est montré sûr et bien toléré chez les huit patients (enfants et jeunes adultes) recrutés. Grâce au soutien financier de l'AFM, Trophos compte débuter un essai de phase II en Europe à la fin de l'année. Le protocole de cet essai est actuellement examiné par l'EMEA. En s'appuyant sur le statut de médicament orphelin de l'olesoxime, la société espère qu'une seule étude pivot européenne suffira à compléter le dossier de demande d'AMM. Des discussions sont également en cours avec la FDA pour déterminer si la réalisation d'une étude complémentaire outre-Atlantique sera nécessaire en vue de l'enregistrement de l'olesoxime aux Etats-Unis dans l'amyotrophie spinale. Biovitrum et Karolinska Development s'associent contre la leucémie Biovitrum ne développera plus seule son programme de R&D contre la leucémie. La société suédoise s'est en effet alliée à la compagnie d'investissement Karolinska Development en vue de la création d'une co-entreprise, qui développera des inhibiteurs spécifiques de la tyrosine kinase FLT3. Ces produits brevetés, issus du portefeuille de Biovitrum sont des composés de bas poids moléculaire. Chez environ un quart des patients souffrant de la forme la plus commune de leucémie, la leucémie myéloïde aigue, cette kinase est altérée et constitutivement active, ce qui favorise la prolifération des cellules hématopoïétiques. Karolinska Development s'est spécialisée dans les compagnies développant des solutions http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
innovantes pour des pathologies dans lesquelles les besoins médicaux sont importants. Elle est le principal investisseur des 37 entreprises de son portefeuille, majoritairement suédoises, et dont elle a créé une part non négligeable. Recentrage stratégique. La nouvelle entreprise créée avec Biovitrum, Akinion Pharmaceuticals AB, sera contrôlée à 80,1 % par Karolinska Development et à 19,9 % par la compagnie biotech. Le soutien financier initial de la société d'investissement pour le développement des inhibiteurs de FLT3 se montera au maximum à 10 millions de couronnes suédoises (0,9 million d'euros). La preuve du concept préclinique n'a pas encore été établie, mais Biovitrum a déjà conduit des expériences in vitro et in vivo montrant l'activité cytotoxique de l'un de ses composés sur des cellules sanguines cancéreuses. Les résultats de ces expériences ont été présentés en juin dernier lors du 13e Congrès de l'Association européenne d'hématologie. En plus de ce soutien financier, Karolinska Development fera bénéficier la nouvelle entité de son réseau de professionnels dans le domaine pharmaceutique. De son côté, Biovitrum pourra percevoir des royalties sur les ventes des produits développés dans le cadre de ce programme. Cette externalisation s'inscrit dans la stratégie de recentrage de la société suédoise sur les biomédicaments (voir BioPharmaceutiques n°93). Une stratégie qui passe aussi par le renforcement de son portefeuille et de ses partenariats dans ce domaine. Biovitrum vient ainsi de signer un accord avec sa compatriote Affibody, lui donnant accès à sa technologie de liaison à l'albumine. Cette technologie améliore l'efficacité des biomolécules en augmentant leur demi-vie dans la circulation sanguine. Les deux compagnies collaboreront dans le développement de nouvelles thérapies ciblées dans les maladies inflammatoires et autoimmunes. Le groupe pharmaceutique GSK vient de s'associer à une société issue de l'University College London (UCL), Pentraxin Therapeutics, pour le développement d'un composé conjuguant anticorps et petite molécule pour le traitement de l'amyloidose. Sous ce nom générique, sont regroupés un ensemble d'affections ayant en commun une accumulation intratissulaire de substance amyloïde à l'origine de dysfonctionnements plus ou moins graves en fonction de la localisation et de la taille des dépôts, dont la maladie d'Alzheimer ou encore le diabète de type 2. Les deux partenaires vont travailler de concert sur un conjugué de la biotech britannique qui associe un anticorps murin et le CPHPC. Cette petite molécule identifiée à l'UCL par le fondateur de Pentaxin Therapeutics, Mark Pepys, a ensuite été développée en partenariat avec Roche. Elle vient de revenir dans le giron de la société britannique, Roche lui en ayant retourné les droits exclusifs en janvier dernier. Les travaux menés avec GSK visent dans un premier temps à humaniser l'anticorps utilisé dans le conjugué. Bourse, milestones et levées de fonds
pharmaceutiques ont mis en place des fonds stratégiques de capital-risque chargés d'investir dans de jeunes entreprises innovantes des secteurs de la santé. Aujourd'hui, c'est au tour de l'allemand Merck KgaA de se doter d'une telle structure, avec la création du Merck Serono Ventures. Doté d'un capital initial de 40 millions d'euros sur les cinq ans à venir, ce fonds aura pour mission de soutenir des start-up de la biotech actives dans les principales aires thérapeutiques couvertes par le groupe (maladies dégénératives, oncologie, maladies autoimmunes et inflammatoires). Le groupe allemand n'entend pas pour autant se limiter aux seuls médicaments et a manifesté aussi son intérêt pour des entreprises développant des technologies innovantes aptes à concourir à la découverte et à la mise au point de nouveaux produits et ce, toujours dans ses domaines thérapeutiques. Certes, les montants dont le fonds dispose peuvent apparaître assez modestes, toutefois l'initiative promet d'être http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.
la bienvenue dans l'environnement économique et financier actuel. Les sociétés désirant soumettre un projet ou souhaitant recevoir plus amples informations sur le fonds peuvent le contacter via le site internet du groupe Merck KgaA qui a réservé une page dédiée au Merck Serono Ventures. Flamel Technologies a reçu un nouveau paiement d'étape de quatre millions de $ (2,9 millions d'euros) de GSK. Ce versement s'inscrit dans le cadre de leur accord de licence pour la mise au point de Coreg CR®, formulation à prise quotidienne unique du carvédilol utilisant la technologie de libération contôlée, Micropump®, du français. Le produit lancé par GSK en 2007 est fabriqué dans l'unité de production de Flamel à Pessac (France). Rédaction en chef : Anne-Lise Berthier Journaliste : Julie Wierzbicki PR Editions Nous vous rappelons que conformément à la loi Informatique et libertés vous disposez d'un droit d'accès et de rectification relativement aux informations vous concernant que vous pouvez exercer à tout moment en écrivant à l'adresse suivante : PR Editions, 22 avenue d'Eylau, 75116 Paris. Avertissement : cet exemplaire de BioPharmaceutiques est strictement réservé à son destinataire et protégé par les lois en vigueur sur le copyright. Toute reproduction et toute diffusion (papier ou mail) sont rigoureusement interdites. Pour toutes questions relatives à votre abonnement, contactez le service abonnement au 01 44 05 83 30. http://admin.pharmaceutiques.com/biotech/vemail_fr.php?num=101&Afficher=Affic.

Source: http://www.istem.eu/wp-content/uploads/2012/10/article_biopharmaceutiques_page5_-26-mars-2009.pdf

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